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Tag - Livre

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dimanche 4 décembre 2011

L'Apocalypse selon Pascal Bruckner

Le 5 novembre, Le Monde avait consacré deux pleines pages à la dénonciation d'un supposé complot des industriels du DDT accusant les écologistes d'être à l'origine de la recrudescence du paludisme en Afrique parce que ce produit y était interdit. Ces deux pages faisaient référence au fait que Pascal Bruckner reprenait cette thèse dans son livre "Le fanatisme de l'Apocalypse: sauver la terre, punir l'homme". Pour en trouver mention, il a fallu chercher. Jusqu'à la page 177/275, et dans un minuscule passage de ...cinq lignes. Le livre précité ne saurait donc se résumer à cette polémique.

Cet essai reprend quasiment toutes les idées qui ont été exprimées ici dans ce blog au sujet des écologistes radicaux (et non pas des écologistes en général !). On y retrouve les commentaires de Latouche sur la décroissance dans les pays du Sud, le droit au développement, la limitation des naissances, la relocalisation, la critique, voire l'interdiction de la voiture individuelle, la relocalisation, les raccourcis "démocratiques" de Dominique Bourg, ou le discours de Michel Rocard, converti sur le tard à l'écologie radicale.
On y retrouve toutes les personnalités de ce mouvement, toutes citées à un moment ou à un autre dans les plis de ce blog: Yves Paccalet et son "L'humanité disparaîtra; bon débarras !", Serge Latouche, Yves Cochet, Hervé Kempf, Al Gore, Dominique Bourg et Kerry Whiteside, Jean-Pierre Dupuy, Michel Rocard, Pierre Rabhi, d'autres encore, largement regroupés autour des thèses des philosophes Hans Jonas et Ivan Illich. C'est dire que ce petit livre aurait pu rencontrer notre adhésion, voire notre enthousiasme. Et pourtant, ce n'est pas le cas.

Pascal Bruckner-La fanatisme de l'Apocalypse

Ce n'est pas le cas, parce que la démonstration n'est pas crédible, entachée d'ironie acerbe et de critiques parfois "limites" et contradictoires. Notre conviction est faite qu'il existe un courant écologique qui prône une décroissance de nos sociétés, au motif de la finitude de notre planète et de ses ressources. Nous avons aussi démontré que ce courant ne se caractérisait pas par son sens inné de la démocratie; les propositions élitistes de Dominique Bourg en sont un exemple frappant. Nous avons également posé la question lancinante du développement des pays émergents, et plus singulièrement celui de l'Afrique. A ce jour, les propositions vont du "détachement" de ces pays de l'ensemble mondial afin qu'ils ne suivent pas la même courbe de développement (Latouche) à l'acceptation pure et simple d'une situation de déni de justice; "l'Afrique peut enseigner à l'Occident comment s’accommoder de la frugalité" (Kempf), en passant par la mise en place de programmes autoritaires de limitation des naissances. Ce courant existe bel et bien: il est anti-humaniste, il est anti-démocratique, il est sectaire parce que défendant une pseudo religion de la terre-mère, il est égoïste parce qu'essentiellement occidental, il est malthusianiste parce que voulant imposer une limitation arbitraire des naissances dans les pays en développement, bref, il est dangereux. Il n'est pas, à lui seul, l'écologie. Le dénoncer est nécessaire. Mais le dénoncer n'est pas dénoncer l'écologie.

Alors à quoi sert-il d'enjoliver son propos avec des accusations d'antisémitisme à l'attention de José Bové ? A quoi sert-il d'accuser les radicaux de l'écologie d'être des pétainistes, alors qu'ils sont les premiers à dénoncer tous les écolos-sceptiques comme étant des "fascistes gris" ?, à quoi sert-il d'ironiser sur les tenants de l'amour des animaux et de la chute des séparations entre espèces ? Il y a bien assez à dire dès à présent, dans le cadre d'un débat démocratique et de société, pour ne pas encombrer le discours de scories et de commentaires agressifs quand ils se veulent humoristiques.
L'histoire des tenants de l'Apocalypse moderne reste à écrire.

mardi 23 août 2011

Le cimetière de Prague

Pourquoi classer dans la catégorie "Droits de l'homme" cette courte notice relative au dernier roman d'Umberto Eco ?
Très largement romancé, agrémenté de somptueuses recettes de cuisine et d'une messe noire peu catholique, ce roman est en quelque sorte la chronique d'une petite fabrique des grandes conspirations et des grands complots. Le complot en question est celui de l'écriture et de la diffusion des "Protocoles des Sages de Sion". L'auteur nous affirme que tout y est vrai, que les personnages ont tous existé à l'exception du personnage qui fait le lien, le fil rouge, tout au long du roman. Mais quand bien même n'aurait-il pas existé, la matière dont il est fait est totalement réelle. Toutes les idées, tous les commentaires sont bien vrais et sont ceux des personnages mis en scène.
Il y a là de quoi faire un peu peur lorsque l'on constate que quelques individus bien introduits, et surtout prêts à tout et sans scrupules, peuvent imaginer et mettre en branle une machination qui perdure au-delà des siècles. Cette histoire de la seconde moitié du XIX° siècle a trouvé son public à une époque ou le média traditionnel était l'imprimerie, les journaux, les libelles de toutes sortes. Aujourd'hui, les réseaux sociaux, le tweet et l'internet peuvent donner à de semblables complots une résonance encore plus grande.

Le Cimetière de Prague -Umberto Eco Le livre, il faut le lire, mais en voici un extrait d'une saisissante actualité (si l'on sait en changer quelques termes ...).

Je suis intéressé à l'ordre moral du peuple russe et je ne désire pas (ou les personnes à qui j'entends complaire ne désirent pas) que ce peuple dirige ses insatisfactions contre le Tsar. Il leur faut donc un ennemi. Inutile d'aller chercher l’ennemi, que sais-je, chez les Mongols ou chez les Tartares, comme on fait les autorités d'autrefois. L'ennemi, pour être reconnaissable et redoutable, doit être chez soi, ou sur le seuil de sa maison. Partant, les Juifs. La Divine Providence nous les a donnés, utilisons-les, bon Dieu, et prions pour qu'il y ait toujours quelques Juifs à craindre ou à haïr. Il faut un ennemi pour donner au peuple un espoir. Quelqu'un a dit que le patriotisme est le dernier refuge des canailles: qui n'a pas de principes moraux se drape d'habitude dans une bannière, et les bâtards se réclament toujours de la pureté de leur race. L'identité nationale est la dernière ressource des déshérités. Or le sentiment de l'identité se fonde sur la haine, sur la haine de qui n’est pas identique. Il faut cultiver la haine comme passion civile. L'ennemi est l'ami des peuples. Il faut toujours quelqu'un à haïr pour se sentir justifié dans sa propre misère. La haine est la vraie passion primordiale. C'est l'amour qui est une situation anormale. C'est pour ça que le Christ a été tué: il parlait contre nature. On n'aime pas quelqu'un pour toute la vie, de cette espérance impossible naissent adultère, matricide, trahison de l'ami ... Par contre, on peut haïr quelqu'un toute une vie. Pourvu qu'il soit toujours là à attiser notre haine. La haine réchauffe le cœur.

samedi 30 juillet 2011

Le Pharaon renversé

Robert Solé a publié très récemment un ouvrage intitulé "Le Pharaon renversé. Dix-huit jours qui ont changé l'Egypte". Il ne s'agit pas d'un roman. Il ne s'agit pas, non plus, d'une analyse des évènements (même si celle-ci existe !) pour en comprendre les origines et en débattre de l'avenir. Non, il s'agit d'une forme de journalisme de synthèse, une chronologie pertinente des évènements accompagnée de sentences, jugements ou commentaires.
Le Pharaon renversé-Robert Solé

Ce récit des dix-huit jours fait appel à des références de correspondants de presse présents en Egypte. Et le début du livre nous donne un peu l'impression d'être un condensé des écrits des journalistes du"Monde". Heureusement, cette sensation se dissipe avec l’arrivée de citations plus ouvertes et plus internationales. Il n'en demeure pas moins que, tout comme Le Monde, Robert Solé accorde une importance peut-être exagérée au rôle joué par les réseaux sociaux. La preuve en est que la fermeture d'Internet n'a pas empêché le développement du mouvement, et ce ne sont pas les palliatifs techniques pour contourner l'interdiction qui ont pu être décisifs. Non, il y avait autre chose dans l'air, autre chose qui a fait que les Egyptiens se sont sentis plus forts que toutes les interdictions et tous les contrôles qui leur étaient imposés. N'y avait-il pas, même parmi les tenants du pouvoir, un sentiment d’inéluctabilité de l'évènement ?

L'incendie du Gouvernorat d'Alexandrie est l'illustration de ce sentiment et de cette vacuité de l'ordre établi. Une longue vidéo, très tranquille, montre que les incendiaires n'étaient qu'une poignée de personnes, à 100 ou 200 mètres en arrière d'une manifestation beaucoup plus nombreuse. On les voit entrer et sortir du bâtiment, certains d'ailleurs pour le piller et en repartir avec les ordinateurs, les lampadaires halogènes ou des fauteuils. Et puis soudain le feu qui part d'une pièce à l'étage, puis du rez-de-chaussée. Les choses se font dans un tel "calme", en l'absence totale de tout policier ou de tout militaire, en l'absence des fonctionnaires du Gouvernorat, qu'on n'imagine pas qu'elles puissent être autrement !

Par sensibilité, Robert Solé accompagne son récit de plusieurs références aux coptes. Il fait mention, en cours d'ouvrage, de l'attentat d'Alexandrie qui a fait plusieurs morts. La fin du livre lui permet de citer les attaques du Caire, en date du 9 mars, dans le quartier de Moquattam. (Le livre étant publié, il n'a pas pu parler des nouvelles victimes du 7 mai). Entre les deux, l'auteur semble faire preuve d'un certain angélisme (celui que les journalistes du monde ont mis en musique à plusieurs reprises): les choses vont mieux, les choses vont bien entre musulmans et coptes. Des preuves: certaines banderoles, certains logos affichent la croix et le croissant l'un à coté de l'autre, à l'occasion de la prière, les chrétiens protègent les musulmans, ... Tout cela est vrai, mais tout cela ne constitue pas une avancée démocratique. La seule avancée démocratique est celle qui consisterait à déclarer que la foi des uns et des autres n'a strictement rien à voir avec la conduite des affaires de la nation. Il ne reste rien aujourd'hui de ces attitudes tout au plus généreuses. Qu'en est-il de la place accordée aux coptes dans les projets de Constitution ?

Les propos d'Hani Shukrallah, journaliste égyptien, écrits le 1er janvier 2011 et cités par Robert Solé, n'ont strictement rien perdu de leur véracité à l'issue des dix-huit jours de soulèvement, ni au cours des cinq derniers mois; " J'accuse ces administrations qui sont persuadées qu'en soutenant la mouvance salafiste elles luttent efficacement contre les Frères Musulmans égyptiens et qui, à l'occasion, ne dédaignent pas d'attiser le sentiment anti-copte afin de détourner l'opinion publique de sujets politiques autrement plus préoccupants. Mais, surtout, j'accuse les millions de musulmans dits modérés qui vivent parmi nous, ceux qui se montrent chaque année plus méfiants, plus repliés sur eux-mêmes et plus veules ..." Les coptes ont actuellement la crainte que l'armée et les Frères Musulmans et les salafistes s'entendent "sur leur dos" et que leur statut devienne encore plus précaire.

Robert Solé se livre a deux critiques pertinentes et bien vues. Tout d'abord à l'égard des étrangers, français parfois, qui ont cru pouvoir s'investir sans modestie et sans prudence dans cette révolte. D'aucuns sont allés jusqu'à invoquer le précédent de la guerre d'Espagne et des Brigades Internationales !! S'il est possible de s'attacher à un mouvement libérateur dans un autre pays que le sien, il paraît indispensable que ce soit en se mettant "au service de ..". L'autre critique concerne la façon désinvolte et ultra-rapide avec laquelle certains journalistes et leurs organes de presse ont su tourner la veste ...


Ajout du 8 août 2011

Concernant le rôle joué par l'internet, la blogosphère et les réseaux sociaux, la mémoire des commentateurs est très sélective ! Ce blog a pris partie, voici presque trois ans, pour Kareem Amer, blogueur égyptien longtemps emprisonné pour ses écrits. Cet homme avait la particularité de se réclamer de l'islam et de souhaiter que les femmes de son pays puissent exprimer leur totale autonomie, sans être soumises aux hommes. Il a été un précurseur. Mais qui parle de lui, à l'heure actuelle ?

dimanche 24 juillet 2011

Le type qui avait des frontières dans la tête

Dans un contexte international (et national à cause des prochaines élections) où l'on parle de plus en plus de démondialisation et de relocalisation, un livre vient de sortir qui impressionne par sa logique.

Il s'intitule "Un autre monde. Protectionnisme contre prédation" et a été écrit par Alain Chauvet, professeur à l'Ecole Centrale de Paris et à l'ESSEC.

Un autre monde-Alain Chauvet (DR)

Dès le titre, déjà, les dés sont jetés. La mondialisation des échanges est un synonyme de l'exploitation et de la "prédation". Ce rapprochement sémantique que personne ne débat est un postulat généralement bien accepté parmi tous les altermondialistes. Un exemple ? Le Collectif des Associations de Développement en Rhône-Alpes (CADR) écrit dans son dernier bulletin: "quand le commissaire au développement de la commission européenne affirme qu'il est "nécessaire d'investir dans la croissance pour lutter contre la pauvreté", cela veut dire confier au seul marché la politique de solidarité". Si vous ressentez le besoin de vous en assurer, faites le test suivant: sur Google, tapez "démondialisation" et "protectionnisme". Le mot associé qui apparaîtra le plus fréquemment dans les propositions sera le mot "prédation" ou "prédateur", deux mots dont est accusé le capitalisme mondial.

Alors, que propose Alain Chauvet ? Diviser le monde en 10 zones de tailles différentes, totalement protectionnistes, l'Afrique noire, le Maghreb et le Proche et Moyen-Orient, l'Inde, la Chine, le Japon et l'Océanie, l'Europe de l'Ouest, l'Europe de l'ESt, l'Amérique du Nord, L'Amérique du Sud, l'Australie. Le découpage est censé être lié à une notion de foyers civilisationnels dont on peut cependant s'interroger sur le bien-fondé et sur la pertinence contemporaine. Le Japon et l'Indonésie ne sont pas nés d'une seule et même civilisation, ni l'Amérique Latine et l'Amérique Centrale, ni le Maghreb et les pays musulmans de l'ex-empire soviétique. On constatera d'ailleurs le rattachement de la Turquie à ce bloc. Les civilisations invoquées semblent bien davantage un prétexte "historique" lorsqu'on constate que le ciment des dix grandes zones proposées s'apparente avant tout à des critères économiques. Pour que ces sous-planètes soient viables, au moins sur le papier, il fallait leur donner les moyens de constituer un "marché" puisqu'il leur sera demandé de vivre en large autonomie, voire en quasi autarcie.

Mais peut-on démondialiser ? Et qu'entend-on par démondialisation ? La mondialisation des échanges humains, culturels, cultuels, commerciaux et maintenant financiers date de plusieurs siècles. Depuis Marco Polo, les relations entre les peuples du monde n'ont fait que se multiplier et se complexifier. Le 21° siècle est d'ores et déjà le siècle de la mondialisation des communications. Le réveil arabe, avec le rôle joué par les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, en est non seulement l'illustration, mais la preuve. Les idées, comme la demande de libertés individuelles, l'autonomie féminine, la laïcité, se développent mondialement grâce aux structures en réseaux. Il en est de même des transports et de toutes les connexions nationales et internationales, les échanges de marchandises et les déplacements de populations travailleuses ou touristes. Il en sera bientôt de même pour l'énergie (et la France centralisatrice part à contresens), car viendra le temps où la production électrique solaire et/ou éolienne d'un continent éclairé alimentera un continent dans l'ombre.

Les chantres de la démondialisation et du protectionnisme nous trompent, car ils ne visent en fait que la mondialisation financière, la dernière en date des mondialisations, la plus sournoise certes. Mais faut-il cependant favoriser et défendre le protectionnisme au motif que le monde globalisé est le terrain de chasse du capitalisme ? Comment dix zones quasi indépendantes peuvent-elles se développer ? Comment accepter (et l'auteur le dit lui-même) que l'Europe de l'Ouest soit probablement la première zone à s'en sortir ? Et les autres ? Quel sera leur avenir ? Comment empêcher (interdire ?) les besoins et les envies de développement, de croissance, de liberté individuelle ? Comment contrôler les migrations ? Comment limiter les populations ? Quel type de développement est-il réservé à l'Afrique Noire ? Comment l'agriculture pourra t-elle assurer l'indépendance alimentaire de chaque zone ? Comment empêcher (interdire ?) les transferts de connaissances et de technologies d'une zone à l'autre ?
Malgré les apparences, l'auteur ne se préoccupe pas prioritairement du développement de chacune des zones qu'il a initiées. Non, il cherche à éviter un effondrement de la civilisation occidentale, une civilisation chrétienne, social-démocrate qui cherche avant tout à tracer et à défendre ses frontières ... les plus étroites possibles.

samedi 29 janvier 2011

Schizophrénie et argent

Sans le vouloir, “Le Monde” daté du 28 janvier se livre à un curieux exercice d’équilibre au travers de deux publicités consacrées à des éditions de livres.

Tout d’abord, en page intérieure, un pavé pour le dernier opus d’Hervé Kempf “L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie“. Je ne l’ai pas lu (pas encore), mais le titre fleure bon le populisme à la Mélenchon. Tout ceci pour dire qu’il est bien probable que l’auteur prenne à partie dans cet ouvrage tous les patrons, financiers, et autres grands de ce monde dont les revenus sont exorbitants. Même si cela ne sera certainement pas suffisant pour re-vivifier la démocratie.

''(A propos de cette pub, il semble qu’on ait connu “Le Monde” plus chatouilleux sur la place réservée à ses collaborateurs en ce qui concerne leurs publications: la phrase titre ‘Hervé Kempf appelle ses lecteurs …” est assez ambigüe et frise le “conflit d’intérêt”.) '' Et, en première page, une pub pour “Toni 11,6″, onze millions six cent mille euros dérobés sans arme ni violence".

Tant que notre société admirera des Spaggiari ou autre Toni et les considérera comme des héros, tant que l’on trouvera normal que certains puissent changer de nationalité pour ne pas payer d’impôts, mais continuer à exercer majoritairement leur activité artistique, médiatique ou sportive en France, tant que les “petits malins” de toutes catégories seront fiers de ce qu’ils auront fait en truandant le fisc ou les administrations, il y aura quelque chose de pourri au cœur de notre réflexion sur les revenus.

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